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La question n’est donc pas tant de savoir ce que ces technologies nous font mais ce qu’elles font au monde et, surtout, ce que nous ferons et serons encore capables de faire dans le monde qu’elles façonnent.
Ce faisant, elles ont estimé à un peu plus de 8 Mds€ les moyens publics pour le secteur agricole finançant des pratiques dommageables à la biodiversité (dont 6,2 Mds€ de fonds européens et 1,2 Md€ de dépenses fiscales).
Discutant les solutions pour réduire cette dépendance aux énergies fossiles, les auteurs soulignent que certaines technologies sont coûteuses et énergivores, alors que leur efficacité n’est pas toujours avérée. Par exemple, compter sur les engrais « bas carbone » (produits à base d’ammoniac bleu ou vert) risque de repousser l’adoption de modes de production agroécologiques, alors que 99 % de l’ammoniac est encore d’origine fossile en 2025.
De même, la numérisation de l’agriculture (ex. technologies d’autoguidage, de précision) repose sur des technologies intensives en énergies, plus ou moins carbonées, et elle ne réduit pas toujours l’utilisation d’engrais et de pesticides. Les auteurs recommandent plutôt le déploiement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique, en parallèle de la transition vers des modes de production agricole et de consommation moins énergivores.
De même, la numérisation de l’agriculture (ex. technologies d’autoguidage, de précision) repose sur des technologies intensives en énergies, plus ou moins carbonées, et elle ne réduit pas toujours l’utilisation d’engrais et de pesticides. Les auteurs recommandent plutôt le déploiement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique, en parallèle de la transition vers des modes de production agricole et de consommation moins énergivores.
Les résultats confirment que les montants d’aides rapportés à l’hectare ont initialement favorisé les exploitations les plus intensives. Cependant, la convergence interne des paiements directs et la montée en puissance du soutien au développement rural (2e pilier de la PAC) ont progressivement inversé cette tendance.
’attention n’est pas un bouton à allumer. Elle se gagne par le sens et se nourrit de la participation. C’est en engageant les élèves, les étudiants dans des tâches où ils construisent, reformulent, discutent et relient aux savoirs déjà acquis que l’on maximise leurs ressources attentionnelles.
Il s’agit bien d’un ouvrage académique, dont les contributions ont fait l’objet d’un processus de validation scientifique. Les éditions de l’ENS de Lyon le présentent ainsi :
"L’agriculture numérique – drones, tracteurs connectés, pulvérisateurs de « précision », etc. – est aujourd’hui présentée comme une solution incontournable pour affronter les défis alimentaires et écologiques globaux. Ce projet s’inscrit dans la continuité des politiques d’équipement agricole ayant favorisé la concentration des exploitations et l’intensification des modes de production depuis les années 1950. Les machines agricoles demeurent toutefois des technologies peu débattues et peu étudiées.
Quelles sont les organisations économiques et professionnelles ainsi que les politiques publiques qui, hier comme aujourd’hui, promeuvent des technologies intensives en capitaux et gourmandes en énergies fossiles ? Quelles transformations du travail agricole et quelles conséquences environnementales en résultent ?
Rassemblant les contributions d’historiens et d’historiennes, de sociologues et d’anthropologues, ce livre éclaire les formes des verrouillages sociotechniques dans lesquels sont pris les agriculteurs et les agricultrices, contraignant leurs choix, augmentant leur empreinte environnementale, limitant la maîtrise de leurs outils de travail, et décourageant leurs velléités de bifurcation."
"L’agriculture numérique – drones, tracteurs connectés, pulvérisateurs de « précision », etc. – est aujourd’hui présentée comme une solution incontournable pour affronter les défis alimentaires et écologiques globaux. Ce projet s’inscrit dans la continuité des politiques d’équipement agricole ayant favorisé la concentration des exploitations et l’intensification des modes de production depuis les années 1950. Les machines agricoles demeurent toutefois des technologies peu débattues et peu étudiées.
Quelles sont les organisations économiques et professionnelles ainsi que les politiques publiques qui, hier comme aujourd’hui, promeuvent des technologies intensives en capitaux et gourmandes en énergies fossiles ? Quelles transformations du travail agricole et quelles conséquences environnementales en résultent ?
Rassemblant les contributions d’historiens et d’historiennes, de sociologues et d’anthropologues, ce livre éclaire les formes des verrouillages sociotechniques dans lesquels sont pris les agriculteurs et les agricultrices, contraignant leurs choix, augmentant leur empreinte environnementale, limitant la maîtrise de leurs outils de travail, et décourageant leurs velléités de bifurcation."
L’étude met en lumière l’écart entre compétences déclarées et pratiques réelles, et souligne l’importance de renforcer les compétences informationnelles par des approches éducatives intégrées, transversales et contextualisées.
Sélection de la revue ERE