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L’arbre d’exploration des connaissances présente cinq objectifs, correspondant aux cinq libertés individuelles (voir la partie « En savoir plus sur le BEA »), sur lesquels les filières d’élevage peuvent agir pour améliorer la santé et le bien-être des animaux.
Pour chacun de ces objectifs, un ensemble de pratiques d’élevage, de matériaux agricoles d’intérêt ou de résultats de recherche a été recensé pour les principales filières animales. La navigation dans l’espace thématique permet d’avoir une vue globale de toutes les stratégies déployables au sein d’un même objectif, puis d’accéder à des ressources synthétiques et pratiques (voir la partie « Comment se servir de cet arbre d’exploration »).
Pour chacun de ces objectifs, un ensemble de pratiques d’élevage, de matériaux agricoles d’intérêt ou de résultats de recherche a été recensé pour les principales filières animales. La navigation dans l’espace thématique permet d’avoir une vue globale de toutes les stratégies déployables au sein d’un même objectif, puis d’accéder à des ressources synthétiques et pratiques (voir la partie « Comment se servir de cet arbre d’exploration »).
Dans ce contexte, de plus en plus de recherches analysent les relations aux vivants non humains en agriculture, notamment les relations sensibles aux plantes [18]. En lien avec ces travaux, une part croissante des études sur les liens entre éthiques du care et environnement [19] s’intéresse aux formes prises par les relations de soin et d’attention envers différentes formes de vulnérabilité en agriculture, comme celles des sols et des plantes. Ces travaux soulignent l’existence de pratiques d’attention croissante aux conditions changeantes des milieux des plantes cultivées qui peuvent relever d’une éthique du care
Le Nouveau Matérialisme est très intéressant de ce point de vue en déstabilisant la séparation entre le vivant et la matière, en accordant à cette dernière une réelle agentivité. À mon sens, il reste à développer une histoire et une anthropologie du vivant qui montrerait la richesse extraordinaire du phénomène et comment des caractéristiques culturelles permettent de faire émerger des formes diverses du vivant. Et je parle bien de « vivant » (qui caractérise l’autonomie particulière de certains agents) et non de la « vie » (qui décrirait l’essence du vivant) et qui est pour moi un concept idéologique.
La posture de l’éthologie philosophique n’est cependant pas du tout relativiste. Elle ne dit pas que chaque culture décide de ce qui est vivant ou non à son gré, mais que chaque culture fait émerger des agents vivants particuliers à travers des pratiques, des mises-en-scène et des dispositifs propres.
La posture de l’éthologie philosophique n’est cependant pas du tout relativiste. Elle ne dit pas que chaque culture décide de ce qui est vivant ou non à son gré, mais que chaque culture fait émerger des agents vivants particuliers à travers des pratiques, des mises-en-scène et des dispositifs propres.
Dominique Lestel est surtout connu comme promoteur d’une éthologie philosophique particulière et comme théoricien des « communautés hybrides humain/autres qu’humains de partage de sens, d’intérêts, d’affects et d’effets ».
voir le résumé de « Repenser la responsabilité environnementale comme relationnelle et affective »
Cécile Rosat
Cécile Rosat
La pensée de Nicolas Roesch met en évidence l’interdépendance entre l’habitabilité humaine et la biodiversité, en soulignant la déconnexion croissante des individus vis-à-vis du vivant. Cette rupture, héritée de la modernité et de la culture humanocentrée, limite la capacité des humains à comprendre leur place dans un écosystème partagé. Ce changement de perspective basée sur l’empathie permettrait de réinventer nos modes d’habiter la Terre, en intégrant pleinement la biodiversité comme condition essentielle de la vie humaine et de la pérennité des écosystèmes.
Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d'éveil et de découvertes. C'est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle " nature " les enfants s'approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s'en saisissent-ils concrètement ?
À partir d'une longue enquête de terrain auprès d'élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l'effort en montagne ou le sens de l'observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s'enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés.
À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l'auteur révèle les logiques de distinction à l'œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l'intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l'environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d'envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d'un projet émancipateur.
À partir d'une longue enquête de terrain auprès d'élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l'effort en montagne ou le sens de l'observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s'enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés.
À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l'auteur révèle les logiques de distinction à l'œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l'intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l'environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d'envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d'un projet émancipateur.
Mais plus qu’un modèle ou une fiche, le persona est une méthode pour représenter autrui au travers d’un artefact (Gagliano, 2006) qui va provoquer chez les concepteurs plusieurs processus :
un processus cognitif : collectivement, les concepteurs recherchent, collectent et synthétisent des informations, ce qui va leur permettre d’avoir une représentation riche et partagée de ce que pourraient être leurs bénéficiaires, leurs besoins, leurs attentes.
un processus émotionnel de mise en empathie avec les humains bénéficiaires dont on cherche aussi à comprendre les élans, les envies, l’intériorité, la subjectivité.
un processus cognitif : collectivement, les concepteurs recherchent, collectent et synthétisent des informations, ce qui va leur permettre d’avoir une représentation riche et partagée de ce que pourraient être leurs bénéficiaires, leurs besoins, leurs attentes.
un processus émotionnel de mise en empathie avec les humains bénéficiaires dont on cherche aussi à comprendre les élans, les envies, l’intériorité, la subjectivité.
L’élevage repose sur l’interaction constante entre les éleveurs et leurs animaux. Or, la façon dont ces relations se font et évoluent dépend de nombreux facteurs : organisation du travail des éleveurs, manipulation des animaux, technologies utilisées mais aussi la perception de chacun (humains et animaux) de ces interactions. Bien que ces deux disciplines soient traditionnellement distinctes, allier éthologie et ergonomie permet de mieux comprendre la réalité des élevages. D’une part, l’ergonomie du travail s’intéresse aux conditions dans lesquelles les éleveurs interagissent avec leurs animaux. Elle étudie plus particulièrement la charge (physique, mentale et émotionnelle) de l’éleveur dans son activité. L’éthologie, quant à elle, étudie le comportement des animaux et la manière dont ils interagissent avec leur environnement.
Le motif du tressage parcourt toute l’œuvre d’Ingold. Il renvoie à des techniques ancestrales, comme celle de la confection de paniers ou de cordes à partir de fibres végétales, où le geste accompagne les dynamiques propres au matériau afin d’aboutir, chemin faisant, à un objet consistant. Ingold a développé (notamment dans Faire. Anthropologie, archéologie, art et architecture, Dehors, 2017) une réflexion polymorphe sur ce rapport au « faire », qui met l’accent sur le processus plutôt que sur l’idée d’une forme prédéterminée qui serait simplement projetée et exécutée dans un matériau.
L’université d’été « Sentir, penser, agir dans la polyphonie du vivant » s’adresse aux enseignants, chercheurs, formateurs, praticiens, étudiants et à toute personne intéressée par les questions socio-écologiques, désireux de se familiariser avec des contenus théoriques et pratiques qui développent nos qualités d’attention et de considération envers le vivant et génèrent des actionsfavorisant un soin de soi, des autres (humains et autres qu’humains) et de la Terre.
Après avoir soulevé certains éléments d’une problématique psychosociale relative à l’existence de rapports au monde dévoyés, la première partie de l’article formule quelques avenues éducatives qui prennent l’allure d’un défi ontologique lancé aux systèmes d’éducation formelle dominants. La deuxième partie de l’article tente de répondre à ce défi en formulant quatre principes d’une pédagogie de la rencontre. Chacun de ces principes permet alors d’interroger les atouts et les limites des pratiques du dialogue philosophique au projet d’éducation écologique dessiné ici de manière spéculative.
Sur les traces d’une jument de Przewalski, d’une chienne citadine et de deux philosophes (Baptiste Morizot et Vinciane Despret), une réflexion passionnante sur notre rapport aux autres vivants qui, en inversant la perspective, pose des questions inédites sur notre place dans le monde.
Stipa, une vieille jument sauvage de Przewalski, évolue depuis vingt-cinq ans dans l’immensité du Causse Méjean aux côtés de ses congénères. Amaigrie et malade, elle vit ses derniers jours. Sous la pluie, le vent et le soleil ardent, le philosophe Baptiste Morizot passe de longs moments aux côtés de la famille de Stipa : les chevaux l’aident dans son enquête sur nos interdépendances entre vivants et sur la longue histoire évolutive qui nous unit. Dans un tout autre environnement, entre les métros, les trains et les autoroutes, de conférence en conférence, la chienne Alba suit son amie humaine, elle aussi philosophe, Vinciane Despret. Timide et méfiante envers les primates sociaux que nous sommes, Alba a trouvé un nouvel équilibre en rencontrant Vinciane. Ensemble, elles sillonnent l'Europe et osent poser de nouvelles questions et proposer d’inverser la perspective anthropocentrique…
Stipa, une vieille jument sauvage de Przewalski, évolue depuis vingt-cinq ans dans l’immensité du Causse Méjean aux côtés de ses congénères. Amaigrie et malade, elle vit ses derniers jours. Sous la pluie, le vent et le soleil ardent, le philosophe Baptiste Morizot passe de longs moments aux côtés de la famille de Stipa : les chevaux l’aident dans son enquête sur nos interdépendances entre vivants et sur la longue histoire évolutive qui nous unit. Dans un tout autre environnement, entre les métros, les trains et les autoroutes, de conférence en conférence, la chienne Alba suit son amie humaine, elle aussi philosophe, Vinciane Despret. Timide et méfiante envers les primates sociaux que nous sommes, Alba a trouvé un nouvel équilibre en rencontrant Vinciane. Ensemble, elles sillonnent l'Europe et osent poser de nouvelles questions et proposer d’inverser la perspective anthropocentrique…
Le concept de nature a suscité, ces vingt dernières années, un profond regain d’intérêt, aussi bien dans le champ académique que dans le domaine sociopolitique (mouvements écologistes, féministes et décoloniaux). Tout semble indiquer qu’au milieu de la crise systémique que nous traversons, penser la vie et le vivant implique nécessairement de réfléchir sur la vie en commun et, dans un même temps, de reformuler notre relation théorique et pratique à la nature.
La coviabilité socio-écologique est un nouveau paradigme permettant de repenser la relation de l’humanité à son environnement en dépassant le cadre naturaliste dominant fondé sur la dichotomie nature/culture pour mieux répondre aux enjeux écologiques globaux, comme le réchauffement climatique, la dégradation de la biodiversité et la désertification. Le défi est immense. Il s’agit de reconnecter l’humain à la biosphère et d’élaborer un nouveau contrat social permettant de « vivre avec la nature ».
Dans cet ouvrage collectif qui réunit une centaine de chercheurs, la coviabilité socio-écologique est définie comme : une propriété de dépendance des interactions entre systèmes humains et non-humains établissant un lien de viabilité permettant de maintenir le vivre ensemble. C’est un nouvel éclairage qui est ici proposé au lecteur qu’il soit chercheur, décideur, acteur de développement et citoyen afin de concevoir les perspectives d’un monde où toutes les composantes interagissent et évoluent en viabilité.
Cet ouvrage collectif comportant 96 auteurs se compose de deux volumes. Le premier expose en 26 chapitres les fondements du paradigme de coviabilité dans les dimensions théoriques, de gouvernance, de normes, de politique et d’enjeux pour les sociétés. Le second volume est consacré au questionnement de la coviabilité par une diversité de situations, en 16 chapitres. De nombreuses disciplines sont mobilisées, des mathématiques au droit en passant par l’anthropologie, la biologie, l’écologie, l’économie, la philosophie, la géographie, l’informatique, etc.
Dans cet ouvrage collectif qui réunit une centaine de chercheurs, la coviabilité socio-écologique est définie comme : une propriété de dépendance des interactions entre systèmes humains et non-humains établissant un lien de viabilité permettant de maintenir le vivre ensemble. C’est un nouvel éclairage qui est ici proposé au lecteur qu’il soit chercheur, décideur, acteur de développement et citoyen afin de concevoir les perspectives d’un monde où toutes les composantes interagissent et évoluent en viabilité.
Cet ouvrage collectif comportant 96 auteurs se compose de deux volumes. Le premier expose en 26 chapitres les fondements du paradigme de coviabilité dans les dimensions théoriques, de gouvernance, de normes, de politique et d’enjeux pour les sociétés. Le second volume est consacré au questionnement de la coviabilité par une diversité de situations, en 16 chapitres. De nombreuses disciplines sont mobilisées, des mathématiques au droit en passant par l’anthropologie, la biologie, l’écologie, l’économie, la philosophie, la géographie, l’informatique, etc.