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Le bassin méditerranéen compte parmi les plus vulnérables au changement climatique. Pour renforcer la capacité d’adaptation des espaces forestiers et agricoles, le projet ResAlliance, financé par l’Union européenne et réunissant 16 institutions de recherche et de coopération, a publié en octobre 2025 un agenda stratégique. Il recense et analyse les mesures susceptibles d’accroître la résilience des socio-écosystèmes agricoles et forestiers, face aux aléas exacerbés par le changement climatique (inondations, incendies, etc.). Il les classe en quatre domaines : gouvernance, technologie, finance et gestion des écosystèmes. Le rapport est accompagné de 120 fiches détaillant les pratiques mobilisables
voir : La vie sociale des haies. Enquête sur l’écologisation des mœurs
l’ouvrage montre que les haies ne forment pas seulement un « corridor écologique » mais aussi un « corridor sociologique » (p. 7). Cette sociologie ne doit pas être comprise au sens restrictif du terme, car son approche interdisciplinaire lui permet de rendre compte des différents échelons reliant l’agriculteur du bocage à des « structures sociales » (p. 7) plus vastes, lesquelles sont à la fois historiques, géographiques, économiques et juridiques.
l’ouvrage montre que les haies ne forment pas seulement un « corridor écologique » mais aussi un « corridor sociologique » (p. 7). Cette sociologie ne doit pas être comprise au sens restrictif du terme, car son approche interdisciplinaire lui permet de rendre compte des différents échelons reliant l’agriculteur du bocage à des « structures sociales » (p. 7) plus vastes, lesquelles sont à la fois historiques, géographiques, économiques et juridiques.
"Le concept de « socio-écosystème » est ainsi utilisé pour étudier les multiples interactions et interdépendances, à différentes échelles spatio-temporelles, qui déterminent l’avenir du secteur forêt-bois. Celles-ci s’opèrent entre, d’une part les dynamiques écologiques des arbres et des peuplements forestiers, de l’autre les représentations, comportements, pratiques, organisations et institutions des acteurs intéressés et concernés par les enjeux forestiers.
Voilà donc la première mission de la recherche : aider à penser le monde dans sa complexité, et dans le cas présent, aider à appréhender la forêt comme un « objet » ancré dans la société."
Voilà donc la première mission de la recherche : aider à penser le monde dans sa complexité, et dans le cas présent, aider à appréhender la forêt comme un « objet » ancré dans la société."
"Cet article présente les principales caractéristiques des bocages et des haies, tant au plan structurel que fonctionnel. Il aborde les principes généraux d’action au niveau des exploitations agricoles et dans le cadre de l’action publique sur les territoires."
"Dans un monde chahuté, quelle place allons-nous accorder aux forêts, s’interroge cette série. Après un premier épisode sur l’état des espaces forestiers en France, on se penche sur le rôle clé que peuvent jouer les arbres dans les champs."
"nous avons remonté la filière de la pâte à papier et plongé dans les méandres de l’industrialisation des forêts.
Nous avons convergé depuis le Finistère, le Perche, les Cévennes, la Drôme, Lyon, Marseille ou encore la région parisienne vers les sous-bois aux couleurs d’automne de la Montagne limousine. Depuis un siècle, sur ce bout de terre du centre de la France, des arbres ont été plantés en rangs bien serrés et la machine industrielle forestière s’est mise en branle, maltraitant inlassablement les corps et les écosystèmes. Une réalité bien loin de la forêt fantasmée par les chantres du développement personnel qui y voient une possibilité de déconnexion et de ressourcement, ou par les classes aisées qui la prennent d’assaut pour y télétravailler au grand air.
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Derrière le mirage vert d’une filière qui se prétend écolo et renouvelable, les suicides se multiplient parmi les salarié·es de l’Office national des forêts et de gigantesques coopératives forestières accaparent la « ressource bois ». Les entreprises les plus fortunées rachètent et plantent des arbres à marche forcée sur des terres paysannes, prétendant ainsi compenser leurs émissions de CO2. Tout cela avec le soutien du ministère de l’Agriculture et plus largement de l’État, dont la police n’hésite pas à s’acharner sur les habitant·es qui tentent de faire exister un autre discours sur la « gestion » de la forêt.
figure im1
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Depuis les sentiers à l’ombre des bois, on a suivi le bruit des tronços et des abatteuses autant que l’écho des chants de lutte. On a écouté les récits de celles et ceux qui ont été arraché·es à leurs territoires, anciennes colonies, pour fournir une main-d’œuvre bon marché à l’industrie galopante et qui, malgré l’épuisement, ne se laissent pas abattre. Ou encore de celles et ceux pour qui la forêt est une question de survie, un espace de refuge, et de toutes les personnes qui, à la lisière des logiques productivistes, tissent d’autres rapports aux mondes forestiers en expérimentant des imaginaires et des pratiques émancipatrices."
Nous avons convergé depuis le Finistère, le Perche, les Cévennes, la Drôme, Lyon, Marseille ou encore la région parisienne vers les sous-bois aux couleurs d’automne de la Montagne limousine. Depuis un siècle, sur ce bout de terre du centre de la France, des arbres ont été plantés en rangs bien serrés et la machine industrielle forestière s’est mise en branle, maltraitant inlassablement les corps et les écosystèmes. Une réalité bien loin de la forêt fantasmée par les chantres du développement personnel qui y voient une possibilité de déconnexion et de ressourcement, ou par les classes aisées qui la prennent d’assaut pour y télétravailler au grand air.
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Derrière le mirage vert d’une filière qui se prétend écolo et renouvelable, les suicides se multiplient parmi les salarié·es de l’Office national des forêts et de gigantesques coopératives forestières accaparent la « ressource bois ». Les entreprises les plus fortunées rachètent et plantent des arbres à marche forcée sur des terres paysannes, prétendant ainsi compenser leurs émissions de CO2. Tout cela avec le soutien du ministère de l’Agriculture et plus largement de l’État, dont la police n’hésite pas à s’acharner sur les habitant·es qui tentent de faire exister un autre discours sur la « gestion » de la forêt.
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Depuis les sentiers à l’ombre des bois, on a suivi le bruit des tronços et des abatteuses autant que l’écho des chants de lutte. On a écouté les récits de celles et ceux qui ont été arraché·es à leurs territoires, anciennes colonies, pour fournir une main-d’œuvre bon marché à l’industrie galopante et qui, malgré l’épuisement, ne se laissent pas abattre. Ou encore de celles et ceux pour qui la forêt est une question de survie, un espace de refuge, et de toutes les personnes qui, à la lisière des logiques productivistes, tissent d’autres rapports aux mondes forestiers en expérimentant des imaginaires et des pratiques émancipatrices."
"Depuis une dizaine d’années, que ce soit dans les bois de Sivens, à Notre-Dame-des-Landes, à Bure ou dans les Cévennes, il est évident qu’il se passe quelque chose du côté de la forêt. Certains ont commencé à habiter ces espaces, avec la détermination de sortir du monde mortifère de l’économie. Un tout autre rapport au monde s’y bâtit, à l’opposé de cette science militaire qu’est l’aménagement du territoire – ici contre un barrage, là contre un aéroport, ou une extraction de biomasse.
Ce n’est pas qu’une affaire locale : les paysans du Guerrero au Mexique se battent depuis plus de dix ans pour libérer leurs forêts des exploitants, les trappeurs du peuple cri du Canada défendent la forêt boréale de Broadback contre la déforestation, les Penan de Bornéo s’arment de sarbacanes contre les compagnies de plantation de palmiers à huile… Partout des luttes résonnent de cette même idée : la forêt n’est pas une réserve de biosphère ou un puits de carbone.
La forêt, c’est un peuple qui s’insurge. Nous sommes allés à la rencontre de ces forêts et de celles et ceux qui les défendent. Nous y avons découvert des continents innombrables, des sentiers inédits, des êtres ingouvernables. Toute une géographie depuis laquelle il était possible, enfin, de respirer. "
Ce n’est pas qu’une affaire locale : les paysans du Guerrero au Mexique se battent depuis plus de dix ans pour libérer leurs forêts des exploitants, les trappeurs du peuple cri du Canada défendent la forêt boréale de Broadback contre la déforestation, les Penan de Bornéo s’arment de sarbacanes contre les compagnies de plantation de palmiers à huile… Partout des luttes résonnent de cette même idée : la forêt n’est pas une réserve de biosphère ou un puits de carbone.
La forêt, c’est un peuple qui s’insurge. Nous sommes allés à la rencontre de ces forêts et de celles et ceux qui les défendent. Nous y avons découvert des continents innombrables, des sentiers inédits, des êtres ingouvernables. Toute une géographie depuis laquelle il était possible, enfin, de respirer. "
Réchauffement Climat Forêt française Solutions 2050 | Sciences Eaux & Territoires, la revue d'Irstea
"Les études françaises récentes sur le bilan carbone de scénarios d'augmentation de la récolte confirment les résultats à l'échelle européenne : une augmentation massive de la récolte augmentera les émissions de CO2 pendant au minimum trois décennies, alors que les climatologues estiment que seule une diminution des émissions totales d’ici 2030 à 2050 peut nous permettre de rester sous le seuil des 1,5 degrés de réchauffement ciblés par l’Accord de Paris. Ces résultats vont également dans le sens de la relativisation du rôle du compartiment « forêt » dans l'atténuation du changement climatique, du moins en Europe (Luyssaert et al., 2018). Les leviers d'atténuation de la filière reposent donc sur l'orientation du bois vers les usages où la substitution est la plus efficace ou sur l'identification des situations forestières particulières où le laisser-faire a un bilan carbone négatif, et non sur l'augmentation massive de la récolte. "
"La gestion forestière n’affecte pas seulement le stockage de carbone de la filière bois. Via les modifications de la structure et des caractéristiques des forêts, le cycle de l’eau, les échanges d’énergie et la circulation des vents dans la basse atmosphère sont également modifiés. La prise en compte de tous ces effets met en évidence que la diminution des émissions du carbone forestier n’est pas toujours synonyme de refroidissement climatique. Les bénéfices climatiques de la gestion durable des forêts européennes seront modestes et locaux plutôt que globaux. Le rôle principal de la gestion forestière en Europe dans les prochaines décennies ne semble donc pas de protéger le climat, mais plutôt d’adapter les forêts au climat futur pour maintenir la production de bois et les services écologiques, sociaux et culturels fournis, tout en limitant les possibles dommages provoqués par les feux, tempêtes, maladies et sécheresses. "
"Le projet Silva Numerica veut apporter une réponse opérationnelle aux besoins d’enseignement et de formation professionnelle par le développement d’une plateforme de réalité virtuelle pour des apprentissages systémiques complexes appliquée à un environnement forestier.
Cet espace virtuel éducatif pourra ensuite être transféré à d’autres filières."
Cet espace virtuel éducatif pourra ensuite être transféré à d’autres filières."
" 500 plantes méconnues, légumes, annuelles, vivaces, arbustes et arbres décrites en détail ainsi que la façon de les agencer dans une "forêt comestible""
"Ce film de Benoît Grimont sera diffusé sur France 5 à 20h40 mardi 20 octobre 2015.
L’électricité "biomasse" débarque en France. Estampillée verte et renouvelable, cette énergie produite par la combustion du bois est encouragée par l’Union Européenne, et largement subventionnée par l’Etat français. A Gardanne en Provence, le groupe E-ON, un géant de l’énergie, a ainsi entrepris dès 2012, la conversion d’une vieille centrale à charbon, qui deviendra début 2016, la plus grande centrale biomasse de France."
L’électricité "biomasse" débarque en France. Estampillée verte et renouvelable, cette énergie produite par la combustion du bois est encouragée par l’Union Européenne, et largement subventionnée par l’Etat français. A Gardanne en Provence, le groupe E-ON, un géant de l’énergie, a ainsi entrepris dès 2012, la conversion d’une vieille centrale à charbon, qui deviendra début 2016, la plus grande centrale biomasse de France."
"Les forêts méditerranéennes seront durement frappées par le changement climatique et subissent une très forte pression démographique.
Le rapport souligne que la valeur des forêts méditerranéennes et leur rôle vital dans l'adaptation au changement climatique devraient être reconnus aux échelles locale, régionale et nationale."
Le rapport souligne que la valeur des forêts méditerranéennes et leur rôle vital dans l'adaptation au changement climatique devraient être reconnus aux échelles locale, régionale et nationale."
"En terme de productions végétales, de nombreuses méthodes alternatives existent pour utiliser moins de produits phytosanitaires, mieux respecter la structure des sols, favoriser la biodiversité… Voici un aperçu non exhaustif, d’autres exemples viendront prochainement illustrer cette partie. "